c/p "Situation des droits de l'Homme en Libye, l'Union européenne doit adopter une attitude plus ferme"

Publié le par Marie-Christine Vergiat

COMMUNIQUE DE PRESSE

  

 

Strasbourg , le 17 juin 2010

  

Marie-Christine Vergiat, Membre de la commission Libertés civiles, Justice Affaires intérieures et de la sous-commission Droits de l'Homme du Parlement européen

 

Situation des droits de l'Homme en Libye, l'Union européenne doit adopter une attitude plus ferme

 

La Libye est un des pays où les droits de l'Homme sont les plus bafoués: exécution de ressortissants étrangers dont l'identité reste très souvent inconnue, fermeture du bureau du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU (UN HCR), interception de candidats africains à l'asile dans l'Union européenne par des forces maritimes libyennes dans les eaux internationales, renvoi d'immigrés irréguliers abandonnés dans le désert, etc.. Les exemples malheureusement ne manquent pas.

 

Je me réjouis donc de l'adoption par le Parlement européen d'une résolution condamnant différentes atteintes aux droits de l'Homme en Lybie et demande à l'Union et à ses Etats membres de conditionner la poursuite des relations de coopération et tout accord entre l'UE et la Lybie à la ratification de la Convention de Genève par la Libye, la mise en place d'un système nationale d'asile et l'adoption de différentes mesures en faveur des migrants et des réfugiés transitant par la Libye. La réouverture du bureau de l'UN HCR à Tripoli, présent depuis 1991, est aussi une condition sine qua none.

La Lybie doit aussi libérer les milliers de ressortissants d'Afrique sub-saharienne emprisonnés alors qu'ils sont venus y vivre et travailler.

 

Déjà scandalisée par l'acceptation de la Libye comme nouveau membre du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, j'estime qu'il est indispensable de conditionner tout accord de l'UE avec ce pays à son adhésion à différents accords internationaux en matière de droits de l'Homme et à l'abolition de la peine de mort sur son territoire.

 

Une fois de plus, si l'UE veut rendre crédible son discours sur les droits de l'Homme, elle ne doit pas tergiverser avec certains principes et valeurs quand elle signe des accords de coopération.

Publié dans Tunisie-Gafsa

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