7 raisons pour voter Front de Gauche

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Un texte par le Mouvement Politique d'Education Populaire:

7 RAISONS DE VOTER FRONT DE GAUCHE AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES DU 7 JUIN 2009

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)

Le 12 mai 2009.

Le M’PEP poursuit ici les explications concernant les raisons de son appel à voter pour le Front de Gauche le 7 juin.

 1.- Pour s’engager en politique

« Si tu ne t’occupes pas de politique, la politique s’occupe de toi ». Certains peuvent avoir tous les griefs de la terre contre les partis politiques ou contre la politique elle-même, mais s’ils restent à pester dans leur coin cela ne sert à rien, les choses n’avancent pas pour autant. Voter pour les listes du Front de Gauche n’exige pas un accord sur tous les sujets. La preuve : le M’PEP a de nombreuses différences avec le Front de Gauche, mais aussi des points d’accords qui justifient son soutien ! Dans un « front », il faut de la diversité ! Ceux qui considèrent que le Front de Gauche va dans le bon sens doivent donc s’y engager. Par exemple, ne serait-il pas cohérent que le mouvement altermondialiste appelle à ne pas voter pour les partisans du traité de Lisbonne (UMP, PS, MoDem, liste Europe écologie), sans pour autant appeler à voter ?

 2.- Pour affaiblir électoralement les partis pro-système

Le 7 juin 2009, voter pour les listes de l’UMP, du PS, du MoDem et des Verts, ce sera du pareil au même. Tous ces partis étaient hier favorables au Traité constitutionnel européen, tous sont aujourd’hui des adeptes du Traité de Lisbonne qui en est la copie conforme. Il faut faire barrage aux listes des partis pro-systèmes en ne votant pas pour elles aux élections européennes.

 3.- Pour mettre un grain de sable dans le système européen

L’élection de beaucoup de députés du Front de Gauche ne permettra évidemment pas de changer d’Europe. Mais ces élus seront les relais et les vigies des luttes sociales qui s’opposeront aux directives libérales élaborées par la Commission européenne.

 4.- Pour ne pas disperser ses voix

Pour être efficaces, encore faut-il que les électeurs de gauche concentrent leurs voix sur les listes qui présentent la perspective politique ayant le maximum de potentiel, en écartant les listes de division qui conduisent à l’impasse comme celles du NPA et de LO.

 5.- Pour soutenir les analyses et propositions du Front de Gauche

Le Front de Gauche appelle à « Changer d’Europe ». Il s’agit d’un appel à refonder toute la construction européenne, sa conception même, et non plus simplement de tenter de la faire bouger en s’inscrivant dans son cadre actuel. Pour le M’PEP, cette question est centrale, car se sont bien les fondements de la « construction » européenne qui doivent être revus, et non simplement ses politiques.

 6.- Pour encourager la seule initiative unitaire

Ce dont a besoin la gauche de gauche, avant tout, c’est d’unité. La gauche de gauche doit faire preuve d’intelligence politique et admettre qu’elle ne parviendra pas à surmonter ses divergences d’un coup de baguette magique ; alors, en attendant, il faut s’unir sur des bases acceptables par tous afin de faire face à la droite. C’est ce que semblent avoir compris les partis fondateurs du Front de Gauche, et ils sont les seuls à avoir lancé une démarche unitaire à la gauche du Parti socialiste.

 7.- Pour progresser dans la reconstruction de la gauche

Après le désastre de l’élection présidentielle de 2007, l’heure est à la reconstruction de la gauche. Cette reconstruction doit porter sur deux aspects : rétablir des repères idéologiques solides ; réorganiser les alliances. L’élection européenne est une étape importante dans cette perspective.

VOTEZ ET FAITES VOTER
POUR LE FRONT DE GAUCHE !

Publicité

Publié dans Européennes 2009

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Tiens ! la droite se réveille... je ne sais pas trop s'il faut répondre à l'insulte, qui pour moi est seulement un signe d'impuissance (intellectuelle :).<br /> Un chose me frappe pourtant dans ces 2 commentaires, c'est la confusion du sens des mots : populiste à la place de populaire. Le populiste est celui qui manipule l'opinion publique en recourant à des haines primaires, à la peur, aux stratégies de bouc émissaires (voyez ?). Le populaire est celui qui vit l'exploitation depuis des générations et très exactement ces temps-ci qui paie la crise pendant que d'autres s'en mettent plein les poches : pas besoin d'un cours de marxisme pour comprendre ça (mais merci quand même de rappeler la très utile base communiste sur l'exploitation, c'est essentiel pour comprendre notre Front de Gauche !)<br /> Une deuxième confusion de sens rend totalement caduque la belle démonstration anti-communiste : c'est le terme "utopie". Une utopie, ce n'est pas quelque chose d'irréalisable, c'est (au sens originel de Thomas Moore) une expérimentation de société nouvelle dans un milieu clos (une île, l'Eldorado de Voltaire, un phalanstère...). Le problème des expérimentations communistes - qui on donné de gros désastre... mais pas que ! - c'est... le facteur humain (mais ne me faites pas dire comme certains Verts que la planète se porterait mieux sans LOL).<br /> Comment construire une société sans rapport de force, sans abus de pouvoir ni domination (ce qu'Édouard Glissant appelle la pensée archipélique) ?<br /> En tout cas, cette question est infiniment + intéressante, stimulante, porteuse d'espoirs que de savoir s'il faut miser sur Natexis ou Dexia, s'il faut marcher sur son collègue de droite ou de gauche pour ne pas être licencié en premier, s'il faut mettre en prison l'étudiant inquiet pour l'avenir de l'université OU le médecin qui défend son CHU OU la fiancée d'un sans-papier OU un militant pacifiste qui réclame l'arrêt de la prolifération militaire OU les citoyens qui cachent les capitaux à l'étranger pour ne pas participer à l'effort national OU les patrons voyous qui licencient des milliers de personnes en continuant à verser des dividendes aux actionnaires...<br /> UNE AUTRE SOCIÉTÉ, voyez ?<br /> Parce que VOTRE goulag, amis capitalistes, c'est la pauvreté : on en sort les pieds devant après une vie de souffrance et de lutte.
Répondre