Mon agenda

Jeudi 15 octobre à Bruxelles
  • Réunion de la Commission "Libertés civiles, justice et affaires intérieures"

Dossiers

"Hommes & Libertés" N°147 de la Ligue des droits de l'Homme:
Dossier : "Parentalité et procréation : débats éthiques"
Un dossier remarquable sur la PMA qui ouvre le débat avant la révision des lois bioéthiques

Recommander

Les Visiteurs

Syndication

  • Flux RSS des articles

Chronique d'une eurodéputée N°7

Oserai je dire que la reprise des travaux au Parlement européen s'est faite sur les chapeaux de roue ?

Nous avons déjà eu deux sessions plénières à Strasbourg et entre les sessions, nous ne chômons guère.

 

La 1ère session a bien sûr été marquée, du point de vue de notre hexagone, par la condamnation non pas de la France mais de la politique du gouvernement français à l'égard des Roms.

 

La majorité obtenue a été très large (plus de 80 voix) et cette majorité rend assez dérisoire la façon dont le Président de la République et ses ministres fétiches (les sus-nommés Besson et Lelouche), ont réagi  en jouant la surenchère (pour ne pas dire les vierges effarouchées), et en ne prenant qu'une petite phrase prononcée par Viviane Reding, en la sortant de son contexte et en la caricaturant, oubliant au passage que de très nombreux Roms avaient eux aussi péri dans les camps de la mort et que ce génocide n'avait toujours pas été reconnu pas plus que celui des homosexuels d'ailleurs.

 

Sur le fond, je ne peux que me féliciter des propos de madame Reding. Il faut dire que la révélation de la fameuse cirulaire du 5 août a bien aidé en montrant clairement ce que tous ceux et toutes celles qui cherchent à aider les Roms savent bien et ce que le Président de la République française avait clairement dit fin juillet. Il s'agit bien de viser une population particulière, une communauté culturelle spécifique.

 

Le problème, si je peux m'exprimer ainsi, c'est que ce sont des citoyens européens et qu'ils ont droit d'une part à la libre circulation (et ce, sans aucune restriction pendant trois mois) et a un certain nombre de garanties procédurales.

 

On peut reprocher à la Commission d'être assez prudente et d'avoir pris son temps avant de lancer la procédure d'infraction car quoi qu'en dise, là encore, le gouvernement français, cette procédure est bien lancée; la commissaire Reding l'a d'ailleurs confirmé au Parlement européen le 29 septembre.

 

On peut encore lui reprocher de prendre son temps pour que cette procédure d'infraction concerne non seulment la transposition de la directive sur la libre ciculation mais aussi les discriminations.

 

Mais il faut dire que c'est la 1ére fois qu'une procédure d'infraction est lancée dans le champ des droits de l'Homme et de la justice (un des rares avantages du Traité de Lisbonne) et que cela concerne un des principaux Etats de l'Union. Donc la procédure doit être inattaquable si la Commission ne veut pas perdre tout son crédit en la matière.

 

Cette affaire est donc loin d'être close et je crois que, sur ce sujet, si la Commission venait à freiner son bel élan, nous serions un certain nombre au Parlement européen à la rappeler à son devoir de gardienne des Traités. Elle a su le faire avec beaucoup de zèle en matière économique jusqu'à présent. On ne va quand même lui reprocher aujourd'hui qu'elle commence à le faire dans le cadre du nouvel espace de justice et de libertés que les institutions européennes prétendent mettre en place.

 

Au final, je trouve assez drôle que celui qui s'est tant vanté d'avoir trouvé une porte de sortie pour passer outre sur le vote des peuples sur le traité constitutionnel se prenne les pieds dans le tapis.....

Me connaitre

  • Marie-Christine Vergiat
  • Coordinatrice de la Délégation FDG-GUE/NGL,Trésorière du groupe GUE/NGL,Membre des commissions Culture & Éducation,Droits de l'Homme,Libertés civiles,justice & affaires intérieures,délégations Maghreb,EUROMED & ACP

Contacts

Chronique d'une eurodéputée N1

Curieuse impression que l'arrivée à Strasbourg dans cet immense hémicycle de 738 places pour une nouvelle eurodéputée, avant tout militante associative et sans aucune expérience parlementaire. 50  % de nouveaux député(e)s à chaque élection et c'est aux anciens d'expliquer le fonctionnement de cette énorme machine où les représentants des 27 pays membres parlent 22 langues.

L'ambiance est feutrée. Commission et Conseil des ministres siègent sur les mêmes bancs que les députés et occupent l'extrême droite de l'hémicycle pour la première et l'extrême gauche pour la seconde. Les uns et les autres circulent librement dans les travées parlementaires tout comme les collaborateurs des groupes contrairement à ce qui se passe au Parlement français... [Chronique d'une Eurodéputée N°1)

Mon Parcours

Née à Roanne en 1956, je suis mariée et mère d’un fils de 11 ans.

Titulaire d’une maîtrise de Droit public et d’un DEA d’Histoire du droit, j'ai été membre du Parti Socialiste pendant 25 ans et ai travaillé au Groupe Socialiste à l’Assemblée Nationale de 1983 à 1997. J'ai ensuite travaillé jusqu'à mon élection comme agent contractuelle au Ministère des Affaires sociales au sein de la Délégation interministérielle à l'innovation, à l'expérimentation sociale et à l'économie sociale où j'ai exercé notamment les fonctions d'adjointe au Délégué et ai assuré la veille juridique et européenne.

Militante de la Ligue des droits de l'Homme depuis 1983...[Mon Parcours]

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés