Pression sur les ONG israéliennes

Publié le par Marie-Christine Vergiat

 

Au début de cette année, le gouvernement israélien a fait adopter un projet de loi qui met directement en cause les financements accordés par l'Union européenne aux ONG en Israël.

 

 J'ai moi aussi cosigné cette question et je me félicite que cela nous permette de valoriser le superbe travail des ONG israéliennes qui luttent au quotidien pour la paix, la démocratie et plus largement pour les droits de l'Homme sur le territoire de l'Etat israélien. Les ONG sont bien trop souvent les grandes oubliées du conflit israélo-palestinien, alors qu'elles font, je l'ai déjà dit, un travail remarquable et elles subissent des oppressions multiples. Sous la pression, et notamment la notre, le gouvernement israélien a fait légèrement marche arrière mais sans changer le sens de sa politique, car c'est un véritable arsenal juridique que les autorités israéliennes cherchent à mettre en place pour empêcher toute critique de sa politique, y compris à l'étranger. Je vise notamment les propositions visant à interdire les activités de boycott et pire encore celle qui remet en cause le principe de juridiction universelle, reprise dans de nombreux traités internationaux dont Israël est signataire. Mais nous savons ce qu'il en est du respect par Israël du droit international. Nous savons que ces propositions sont les réactions  du gouvernement israélien au rapport Goldstone.

 

Monsieur le Commissaire :

-L'Union européenne a établi avec Israël un partenariat privilégié que rien ne semble pouvoir mettre en cause.

-Or là, il nous semble, sur ces bancs, qu'il y a des limites.

-Il faut conduire le gouvernement israélien à cesser de harceler les ONG qui critiquent sa politique, leur demander explicitement de retirer ses propositions indignes d'un Etat qui se prévaut de la démocratie.

 

Pouvez-vous nous assurer qu'en tout état de cause y compris, ce que je n'espère pas, si cette législation est adoptée, l'Union européenne continuera à financer les ONG en Israël qu'elles soient ou non officielles.

Pouvez-vous nous dire comment la Commission entend agir pour convaincre le gouvernement israélien de retirer ces textes et de veiller au respect de la liberté. 

Pouvez-vous nous assurer que des officiers de liaison en charge des droits de l'Homme seront nommés en Israël dans le cadre de la mise en place du service européen d'action extérieure, afin que les ONG concernées puissent avoir des interlocuteurs sur place.  

Publié dans Israel-Palestine

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