Pharmacovigilance : une amélioration des droits des patients

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Grâce aux mises à jour des lois de l'UE approuvé par le Parlement mercredi, les patients seront mieux informés de l'utilisation des médicaments, et pourront signaler les effets indésirables directement aux autorités nationales. L'UE et les États membres mettront en place des sites web de pharmacovigilance, et les médicaments qui nécessitent une surveillance particulière seront marqué par un symbole noir.
 

Malgré l'obligation de tests cliniques poussés et une autorisation de mise sur le marché (AMM), des médicaments ont des effets secondaires graves qui nécessitent bien souvent une hospitalisation, mais causent aussi de très nombreux décès dans l'UE.

Je me félicite de l'adoption de la législation sur la pharmacovigilance par le Parlement européen qui renforce les dispositions en la matière de la législation européenne sur les médicaments à usage humain.

Les patients pourront dorénavant notifier directement les effets indésirables d'un médicament, parallèlement la création d'un portail internet européen va améliorer l'information sur les médicaments : je note avec satisfaction les dispositions prises en matière de protection des données à caractère personnel.

Ces dispositions vont permettre d'améliorer la sécurité et la qualité des médicaments et des patients.

Il reste néanmoins à améliorer le financement de la pharmacovigilance qui reste aujourd'hui dépendante des redevances des laboratoires (et donc de leur bon vouloir) et à assurer l'indépendance du comité d'évaluation des risques par rapport à l'Agence européenne des médicaments qui délivre un grand nombre des AMM de médicaments dans l'UE.

La balle est maintenant dans le camp de la Commission, notamment en ce qui concerne l'amélioration des notices sur les médicaments.

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