Mon intervention sur les violations des droits de l'Homme en Birmanie en plénière

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Ci dessous, mon intervention sur les violations des droits de l'Homme en Birmanie lors de la dernière séance plénière à Strasbourg, le jeudi 11 février 2010.



Débat sur la situation en Birmanie
Strasbourg, le 10 février 2010

 

 

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs, cher(e)s collègues,

 

Indépendante depuis 1949, la Birmanie vit sous la coupe d'une junte militaire depuis 1962. C'est l'un des régimes les plus répressifs du monde.

 

Les derniers députés élus démocratiquement  l'ont été en 1990 et ont tous depuis été soit arrêtés, soit forcés à démissinner.

 

On fait état de plus de 2 000 prisonniers politiques dont plus de 230 moines boudhistes ayant participé aux manifestations pacifiques de septembre 2008 toujours en prison depuis cette date.

 

Des dizaines de milliers de personnes ont été forcées à l'exil ou déplacées contre leur volonté.

 

Dans une telle situation, les journalistes sont particulièrement menacés : 14 journalistes sont aujourd'hui officiellement en prison. Et je voudrais ici tout particulièrement évoquer le sort de Hla Hla Win, jeune journaliste de 25 ans, condamnée à 27 ans de prison pour « importation illègale d'une moto »... après avoir osé se rendre dans un monastère boudhiste...

 

La junte a annoncé de nouvelles élections en 2010 sur la base d'une nouvelle constitution ; ces élections n'ont d'autre objet que de tenter de légitimer le gouvernement en place.

 

Aujourd'hui, nous allons une nouvelle fois « condamner énergiquement les violations systématiques des droits de l'Homme » en Birmanie, « inviter le gouvernement birman à mettre un terme immédiat au recrutement d'enfants soldats » et « prier les gouvernements indien, chinois et russe d'user de leur influence.

 

Mais, madame la Commissaire, au nom de la GUE/NGL, je vous demande d'être notre porte-parole auprès de la Commission et du Conseil pour que l'Union européenne maintienne les mesures restrictives à l'égard du gouvernement birman tant qu'au delà des mots, nous n'avons pas la moindre preuve tangible d'un début de démocratie dans ce pays et qu'elle mette tout en oeuvre pour que les populations civiles, et notamment les minorités persécutées, bénéficient d'une protection internationale.

 

Pour voir l'ensemble du débat sur la Birmanie, cliquez ici

Pour voir la résolution adoptée, cliquez ici

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