Mon intervention sur les exécutions en Libye

Publié le par Marie-Christine Vergiat


Marie-Christine Vergiat. - Monsieur le Président, excusez-moi pour tout à l'heure, j'étais vraiment persuadée d'avoir deux minutes. L'Union européenne et la Libye ont signé la semaine dernière un protocole d'accord dénommé "programme indicatif national" couvrant la période 2011-2013, doté de 60 millions d'euros pour le développement des ressources humaines, du secteur de la santé; ainsi que pour une action commune dans la lutte contre le cadre de l'immigration clandestine, selon le texte distribué aux journalistes.

Ce protocole d'accord a été signé en marge du septième round de négociations avec la Libye dans le cadre desquelles, excusez-moi, l'Union européenne se ridiculise au regard de la presse internationale, et notamment européenne et africaine. Nous savons tous que la Libye est une plaque tournante de l'immigration vers l'Europe, mais nul n'ignore quel sort effroyable est réservé à ces hommes et ces femmes qui fuient la misère et les persécutions en espérant trouver refuge en Europe.

Des centaines d'entre eux sont emprisonnés, exécutés, subissent les pires sévices. Pire, des centaines d'entre eux ont été purement et simplement abandonnés au milieu du désert du Sahara sans la moindre nourriture, en mourant de faim et de soif.

Répondant la semaine dernière àla question d'un de mes collègues sur ce sujet, M. Füle a indiqué, je cite, qu'il irait sur place, avec le ministre de l'intérieur libyen, voir ce qu'il en est. Pour ma part, une telle réponse est intolérable. On sait combien M. Kadhafi sait se jouer des démocraties occidentales. Nos amis suisses viennent de le payer très cher. Dernière provocation en date, la fermeture du bureau du HCR à la veille du septième round de négociations.

Les Libyens font le sale boulot pour les gouvernements européens, dernièrement dans les eaux territoriales italiennes.

Monsieur le Commissaire, jusqu'où allons-nous aller dans les négociations avec la Libye? M. Barrot nous avait dit qu'aucun accord sur les migrations ne saurait être conclu tant que la Libye n'aurait pas ratifié la Convention de Genève. Pouvez-vous, Monsieur le Commissaire, nous dire ce qu'il en est exactement du mandat de négociation confié...

Pour lire le texte de la résolution adoptée, cliquez ici

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