Mon intervention sur le Zimbabwe

Publié le par Marie-Christine Vergiat

 

Madame la Présidente, l'hémicycle est calme, je dirais peut-être un peu trop calme et, moi, je regrette que nous ne soyons pas plus nombreux à nous intéresser à ces questions. Dire que la situation au Zimbabwe est dramatique est malheureusement un euphémisme. Elle l'est sur les plans économique, social, et tout autant en matière de démocratie, d'état de droit et de respect des droits de l'homme. Les dernières élections ont eu lieu dans un climat de terreur. L'arrestation de M. Farai Maguwu, directeur d'un Centre de recherche et de développement, après un entretien avec M. Chikane, le superviseur du processus de Kimberley, n'est donc, malheureusement, qu'un épisode qui vient s'ajouter à la longue liste des atteintes aux droits de l'homme dans ce pays.


Les conditions d'exploitation des champs diamantifères de Marange sont particulièrement effroyables: travail forcé, tortures, contrebande, voire meurtres, le tout sous contrôle militaire, et au profit des amis de M. Mugabe. Elles ont maintes fois été dénoncées par les ONG, dont celle de M. Maguwu. C'est pourquoi on ne peut que s'étonner que M. Chikane ait présenté un rapport positif concluant à la conformité de l'exploitation du site avec les exigences du processus de Kimberley. La conférence intermédiaire de Tel Aviv n'a pu aboutir à une décision quant aux suites de ce rapport.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article