Mon intervention sur le Kirghizistan

Publié le par Marie-Christine Vergiat

 

Madame la Présidente, la situation demeure fragile au Kirghizstan, beaucoup l'ont déjà dit, et je regrette d'ailleurs que la résolution ne reflète pas les propos qui ont été tenus ici.


J'oserai demander qui a intérêt à voir la violence monter dans ce pays. Qui a intérêt à ce que la démocratie ne puisse pas s'y installer? Qui a intérêt à empêcher le gouvernement provisoire de mener à son terme le processus de retour à l'ordre constitutionnel démocratique et à la primauté du droit? Qui a intérêt à voir l'ethnicisation des violences? Il suffit de se poser ces questions, pour qui connaît un peu ce pays, pour savoir ce qu'il en est. Comment ne pas considérer comme un miracle le fait que le référendum du 27 juin ait pu se tenir dans des conditions pacifiques, avec un taux de participation élevé, et avec une majorité de 90 % de oui en faveur de la nouvelle constitution?


Alors oui, Madame la Haute représentante, Madame la Commissaire, l'Union européenne doit, sans ingérence, s'engager pleinement au Kirghizstan et apporter toute l'aide nécessaire pour que la population de ce pays, quelles que soient ses origines, ne soit pas victime d'enjeux politiques et diplomatiques qui la dépassent. Ne trahissons pas la confiance du peuple kirghize dans l'Union européenne.

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