Mon intervention sur la situation en Thaïlande

Publié le par Marie-Christine Vergiat

 

Intervention sur la situation en Thaïlande

Séance plénière 20 mai 2010

 

Depuis plusieurs semaines, le mouvement populaire des chemises rouges manifestaient à Bangkok pour exiger le respect de la démocratie.

Rappelons quand même que le gouvernement actuel, même si le premier ministre actuel n'est au pouvoir que depuis décembre 2008, résulte d'un coup d'Etat militaire de septembre 2006.

Que demandaient les chemises rouges :

    • le démission du Premier ministre,

    • la dissolution du Parlement,

    • des élections anticipées,

    • bref, tout simplement la démocratie.

Le 4 mai, le Premier ministre a annoncé un plan de réconciliation avec l'annonce de ces fameuses élections anticipées.

Mais l'assassinat, le 13 mai, du général Kattiya, chef militaire des chemises rouges, a mis fin aux négociations.

C'est dans ce contexte que nous avons préparé la résolution qui nous est soumise aujourd'hui.

Mais hier, l'armée est intervenue faisant plusieurs morts dont un journaliste italien.

Pour la GUE/NGL, il est indispensable que la résolution adoptée aujourd'hui tienne compte de ces évènements d'autant plus que les principaux leaders des chemises rouges se sont immédiatement rendus et ont appelé au calme.

La situation demeure tendue.

En fait, c'est la succession du roi qui est en cause

Celui-ci est étrangement silencieux

Le message que nous devons faire passer est que la démocratie ne s'impose jamais par la force et qu'il pas supportable qu'un gouvernement réprime des manifestations en envoyant l'armée avec l'ordre de tirer à vue.

La résolution proposée ne condamne même pas les violences d'hier.

En l'état nous ne la voterons pas

Les Thaïlandais ont droit à la démocratie.

L'UE doit tout mettre en œuvre pour éviter un nouveau coup d'Etat.

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