Mon intervention sur la situation en Madagascar en plénière

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Ci dessous, mon intervention sur la situation politique en Madagascar en séance plénière à Strasbourg, le jeudi 11 février 2010.





Débat sur la situation à Madagascar

 

Il en est de Madagascar comme de beaucoup d'autres pays à travers le monde vis à vis desquels l'Union européenne fait preuve de son impuissance politique. Ceci est particulièrement vrai en Afrique.

 

Un an après la prise de pouvoir illégal d'Andry Rajoelina, la grande ile de Madagascar semble s'enfoncer de plus en plus dans une crise sociale économique et financière.

 

Et pourtant sa population n'avait pas besoin de cela.

 

En effet, ce pays est devenu l'un des plus pauvres du monde et la grande majorité de la population y vit désormais avec moins d'un dollar par jour.

 

Les atteintes aux droits de l'Homme s'y multiplient : religieux, parlementaires, journalistes, responsables de la société civile font l'objet de manœuvres d'intimidation, de harcèlement. Ils sont arrêtés et jetés en prison.

 

La communauté internationale n'a pourtant pas ménagé ses efforts refusant de reconnaitre, ce qui est bien un coup d'Etat et que c'est bien un gouvernement militaire qui a été mis en place par Andry Rajoelina à Madagascar.

 

Madagascar a été suspendu de l'Union africaine et de la communauté de développement d'Afrique australe.

 

Depuis le 2 février 2009, de nombreuses tentavives ont été faites y compris par l'ONU et l'Union européenne pour essayer de ramener Mr Andry Raojoelina à la raison et l'aider à faire revenir Madagascar sur les voies de la démocratie. C'est dans ce cadre que les accords de Maputo, puis d'Addis Abeba ont été signés mais, depuis novembre 2009, ces accords se sont enlisés du fait des divisions entre les différents protagonistes et du refus de certains d'entre eux de participer à la mise en œuvre de ces accords.

 

A la GUE/NGL, nous considérons qu'il est grand temps de redonner la parole aux Malgaches et de respecter les règles démocratiques. Or, monsieur Andry Rajoelina, l'homme fort du régime préfère organiser ces élections de façon unilatérale sans aucune consultation du peuple malgache contrairement à ces engagements.

 

Il a fixé unilatéralement une date pour de soit disant élections démocratiques. D'abord mars 2010 et maintenant une date non déterminée entre la fin mars et la fin de l'année 2010.

 

La GUE/NGL votera cette résolution  mais souhaite insister sur la nécessité

- d'abord de renforcer l'aide humanitaire car les populations civiles n'ont pas à payer le prix de l'incurie des gouvernements successifs;

- de faire en sorte que des poursuites judiciaires soient engager à l'encontre de tous ceux qui ont commis des exactions ;

-  enfin, l'UE doit peser de tout son poids et apporter son aide à la société civile malgache pour que l'état de droit soit de nouveau respecté.


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