Mon intervention en séance plénière sur la peine de mort en Corée du Sud

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Monsieur le Président,
Lors du 4ème Congrès mondial contre la peine de mort, fin février dernier à Genève, le courant abolitionniste s'est félicité du nombre grandissant de pays ayant aboli ou suspendu la peine de mort. La Corée du Sud semblait s'être engagée dans cette voie, aucune condamnation à mort n'ayant été exécutée depuis décembre 1997.

La récente décision de la Cour constitutionnelle de Corée ne peut que nous inquiéter, nous ne pouvons que la déplorer. Nous souhaitons donc que la Commission et le Conseil considèrent l'abolition de la peine de mort, violation du droit à la vie et crime d'État, comme un élément essentiel des relations de l'Union européenne avec les pays tiers.

 

Nous souhaitons qu'ils interpellent le gouvernement coréen et le président de la République, lui–même condamné à mort en 1981, pour qu'ils s'engagent fermement sur la voie de l'abolition, décident d'un moratoire, conformément à la décision de l'ONU, et s'inquiètent de la situation des 59 condamnés à mort dans ce pays, dont certains prisonniers politiques, et qu'ils demandent que leur condamnation soit commuée.

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