Mon discours à la fête des 80 ans de gestion progressiste de Vaulx-en-Velin

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Marie-Christine Vergiat, députée européenne Front de gauche - GUE/NGL

Discours Vaulx-en-Velin - Fête des 80 ans de gestion progressiste de la ville de Vaulx-en-Velin (27/11/09)

C'est un honneur d'être parmi vous pour fêter ces 80 ans de gestion progressiste d'une ville qui a plus de 800 ans. 

Vaulx-en-Velin doit peut-être son nom à Pierre Vado ou de Vaux, fondateur des Vaudois -ces "Cathares" de l'est - des rebelles, déjà, qui refusaient l'ordre établi et les hiérarchies.

Ce village, puis cette ville, ont longtemps été marqués par les inondations du Rhône, enfin contenues dans les années 50 avec la construction de la fameuse digue que l'on doit justement à ces années de gestion progressiste. 

Mais si je suis là, ce n'est pas pour vous raconter l'histoire de votre ville, je suis d'ailleurs assez mal placée pour le faire. Je suis députée européenne, un peu grâce à vous, du moins à un certain nombre d'entre vous. Donc je vais vous parler un peu d'Europe.

Je suis devenue députée européenne un peu par hasard, c'est mon premier mandat. Et j'étais devenue, d'abord et avant tout, une militante associative un peu désabusée par le combat politique.

Je faisais partie de ces dizaines d'hommes et femmes qui militent au quotidien sur le terrain et se demandent comment freiner cette marche du libéralisme sauvage qui démantèle peu à peu les services publics et l'ensemble des acquis sociaux et met à bas nos libertés publiques.

Je veux vous parler d'Europe pour vous dire que, trop souvent, l'Europe - Bruxelles comme on dit-a bon dos et qu'il convient de rendre à César ce qui lui appartient.

Non, ce n'est pas une Europe de technocrates que nous combattons mais une Europe politique dans laquelle les décisions sont prises par des politiques : le Conseil, la Commission et de plus en plus le Parlement européen avec l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne qui va accroître les pouvoirs du Parlement européen dans un certain nombre de domaines.

Pourquoi parler de cela ici pour ces 80 ans ?

Parce que je crois que nous sommes dans une étape décisive de la construction européenne et que des espoirs commencent à naitre un peu partout en Europe pour construire une autre Europe : une Europe de paix et de solidarité, une Europe de progrès social et non seulement de progrès soit disant économique. 

Alors, dans cette ville qui fête ses 80 ans de gestion progressiste, je crois que ce message peut être entendu.

Je crois plus que jamais qu'il faut nous mobiliser, partout et en tout lieu, pour continuer ainsi de faire croître cet espoir d'une autre Europe.

Pour moi, cet espoir est aujourd'hui porté par le Front de gauche, je suis ravie de voir que le mouvement qui a pris naissance à l'occasion des élections européennes va pouvoir se poursuivre à l'occasion des élections régionales et je suis ravie d'être ici, aux côtes de Marie-France Vieux-Marcaud, vice-présidente de cette région Rhône-Alpes.

Dans cette ville, les hommes et les femmes de gauche ont sans cesse accompagné l'évolution de la ville qui a d'ailleurs largement suivi celle de la société française.

Le Bloc ouvrier et paysan est arrivé au pouvoir en 1929 au moment où la ville s'est industrialisée. Il a donc toujours accompagné la transformation sociale. Il a du bien le faire puisque les électeurs ont toujours renouvelé leur confiance à ces progressistes. 

C'est donc un bel exemple de réussite des forces de gauche que je veux saluer ici aujourd'hui en vous remerciant encore une fois de m'avoir invité à partager ce moment festif. 

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