Les propositions de budget injustes et timides vont aggraver les effets de la crise

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Les propositions de budget injustes et timides vont aggraver les effets de la crise

Les propositions actuelles pour un budget de l'UE pour 2011 manquent de propositions d'investissements directs qui mèneraient à la création d'emplois, a déclaré le député portugais du GUE/NGL Miguel Portas au cours du débat d'aujourd'hui au PE sur le budget.

« Cette proposition de budget sous-financée et médiocre est trop faible. Nous avons besoin d'une taxe sur les transactions financières, pour financer le strict minimum équitable de l'économie. Les Européens sont de plus en plus désespérés et il suffit pour cela de voir tous les manifestants descendre dans la rue. »

Partout en Europe, les budgets sont soumis à un mot et un seul mot seulement : austérité. Ces réductions drastiques sont accompagnées d'une augmentation de la TVA, le plus injuste de toutes taxes », a conclu Portas.

Arguant que les instruments pour la solidarité, pour réduire les inégalités, pour la cohésion économique et sociale, l'emploi et le progrès social sont absents de ce budget, le député João Ferreira a dit cette proposition était un instrument pour l'inégalité néolibérale, l'insécurité de l'emploi, le chômage structurel, l'interventionnisme militaire et la guerre. « C'est un affront aux intérêts des travailleurs et des gens! » a-t-il dit, décrivant un schéma pour la création d'un programme européen pour l'emploi et le développement durable. « Un tel programme coûterait 1 % du PIB de l'UE, complété de capitaux supplémentaires provenant des États membres. Ce programme viserait à une convergence réelle, l'utilisation durable des ressources, les investissements dans la production et la création d'emplois de bonne qualité".

Kyriacos Triantaphyllides a dit que le budget de l'UE, en raison du cadre financier pluriannuel, n'est pas l'outil souple qu'il devrait être. Il a aussi dit que le budget actuel démontrait "l'absurdité suivante : au milieu de cette crise économique énorme qui frappe les familles, les travailleurs, les petites entreprises et les jeunes, toutes les propositions de la Commission et du Conseil mettent l'accent sur les intérêts des grandes entreprises du secteur privé. »

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