Les dirigeants européens trop loin des préoccupations des citoyens

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Les dirigeants européens trop loin des préoccupations des citoyens  Le Président du Conseil européen, M. Herman Van Rompuy, a présenté le rapport sur la gouvernance économique de l'Europe, document qui a été largement court-circuité par la prise de position de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lors du sommet franco-allemand du lundi 18 octobre 2010, où ils ont exprimé leur propre vision de la gouvernance économique.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont eu ce qu'ils voulaient: au deuxième jour du Sommet Européen, les 27 chefs de gouvernement se sont mis d'accord sur des règles budgétaires plus strictes. Celles-ci impliquent une modification du Traité que nous considérons inacceptable car elle mène à la restriction des garanties démocratiques des Etats Membres à travers la suspension de leur droit de vote.

Face a cette modification, nous, député(e)s du groupe GUE/NGL, revendiquons l'introduction dans le Traité d'une clause de progrès social.

Les recommandations de la Task Force de M. Herman Van Rompuy préconisent le renforcement et l´automatisme des sanctions économiques pour les états qui ne respectent pas les 3% du pacte de stabilité. Ceci montre que les dirigeants européens sont très loin des préoccupations des citoyens européens qui souffrent déjà des mesures d'austérité imposées par leurs gouvernements. Les sanctions proposées sont inacceptables parce qu'elles aggravent les problèmes budgétaires qu'elles veulent, en théorie, résoudre. Et son automatisme fait table rase des causes qui sont à l´origine des déficits et de la montée des dettes souveraines.

Nous, député(e)s du groupe GUE/NGL, considérons que les sanctions économiques ne feront qu'aggraver la crise imposée par le capital financier et par les politiques d´austérité. Au contraire, ce que disent les manifestations et les grèves en France, Espagne, Grèce, Portugal et Roumanie et la grande manifestation du 29 septembre à Bruxelles, c´est qu´il faudrait améliorer les rémunérations et la protection sociale, une fiscalité favorable à l'emploi, la taxation des transactions financières et la défense des services publics, si on souhaite la relance de nos économies avec la création d'emploi et la justice sociale. Telles sont les recommandations des député(e)s du groupe GUE/NGL aux gouvernements des 27.
 

Bruxelles, le 29 octobre 2010

www.guengl.eu

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