"L'Humanité" fait le point sur notre demande de mettre en place une commission d'enquête sur la grippe A

Publié le par Marie-Christine Vergiat

A ce jour ce sont près d'une centaine de députés qui ont rejoint notre démarche afin de mettre en place une commission d'enquête du Parlement européen sur la grippe A (H1N1). Il faut un quart des membres du parlement pour que notre demande soit examinée en Conférence des présidents et avoir une petite chance d'avoir un débat en séance pulique. Nous ferons le point lors de la prohaine session plénière de Strasbourg (du 19 au 22 avril 2010).

Ci-après l'article de L'Humanité du 12 mars 2010 par Lionel Decottignies.

 

 

12 députés européens demandent des comptes sur la grippe A

De tous les bords politiques, ils réclament la création d’une commission parlementaire sur la gestion de la pandémie grippale par l’Union européenne.

La grippe A n’est bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Passé l’emballement politico-médiatique, l’heure des bilans a désormais sonné. Après le Conseil de l’Europe, c’est au tour de parlementaires de l’Union européenne de demander des comptes sur la gestion du virus. Mardi dernier, douze députés ont réclamé la mise en place d’une commission d’enquête. Selon ces élus de tous les groupes politiques confondus, « la gestion de la grippe A a sérieusement entamé la confiance et la crédibilité de nos institutions ». Dès lors, par le biais de cette commission, ils entendent faire toute la lumière sur la chronologie des événements et les mécanismes de décision. Ils souhaitent également déterminer les conditions de l’élaboration de l’expertise, ainsi que celles des recommandations de l’UE concernant la pandémie. Et la députée Marie-Christine Vergiat (GUE) d’expliquer le bien-fondé de leur requête  : « La gestion de cette soi-disant crise sanitaire a été catastrophique tant en termes financiers, à un moment où nos concitoyens sont sans cesse appelés à plus de rigueur, qu’en termes de confiance dans les autorités sanitaires. Il est donc essentiel de comprendre ce qui s’est réellement passé autour de ce dossier, pour éviter que de telles erreurs ne se répètent, dans l’intérêt de la santé publique, et pour que nos concitoyens retrouvent la confiance naturelle indispensable dans nos autorités sanitaires. »

Les accusations lancées, notamment dans les colonnes de l’Humanité, par l’épidémiologiste et parlementaire européen Wolfgang Wodarg (lire notre édition du 7 janvier) ont suscité remous et interrogations. Le président de la Commission santé y dénonçait la psychose organisée par les autorités sanitaires et l’influence des laboratoires pharmaceutiques. Des propos qui n’ont pas échappé non plus aux députés européens et leur inspirent nombre de questions portant sur « les allégations de conflits d’intérêts », « l’absence de communication efficace et objective » des institutions européennes, « alors que les données scientifiques établissaient une faible virulence (…) depuis le mois de juin 2009 ». Des interrogations qui ne manqueront pas relancer la polémique.

Publié dans Grippe H1N1

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