Jérusalem Est: GUE/NGL exige des sanctions contre Israël face aux violations des droits de l'homme

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Jérusalem Est: GUE/NGL exige des sanctions contre Israël face aux violations des droits de l'homme
 
Lors de la déclaration du Conseil et de la Commission sur le processus de paix au Moyen-Orient, avec notamment la situation à Jérusalem Est, cet après-midi en séance plénière au Parlement de Strasbourg, le député chypriote du GUE/NGL et Vice-président de la délégation pour les relations avec le Conseil législatif palestinien Kyriacos Triantaphyllides a souligné que "la situation sur le terrain empêche la création* d'un Etat palestinien".
 
Suite à la visite récente de la délégation dans la région, le député a donné un bref compte-rendu de sa visite sur place et il a condamné le "mur érigé par le gouvernement israélien qui entrave la liberté de circulation, ainsi que les colonies alentour de Jérusalem Est qui contribuent à dégrader la situation. Aujourd'hui, il y a environ cinq cent mille colons qui vivent sur un territoire palestinien! Il y a une volonté de créer un carcan étouffant autour de Jérusalem Est, forçant les Palestiniens à abandonner leur foyer".
 
Le député Triantaphyllides exige des sanctions contre Israël. Selon lui, "la violation constante des droits de l'homme donne lieu à l'imposition de sanctions contre Israël sur base de l'article 2 de l'Accord d'association. Si l'UE maintient sa position actuelle, soutenant le processus de paix, mais en même temps n'imposant aucune restriction, Israël consolidera encore davantage sa propre position".
 
S'exprimant également au cours du débat, le député français Patrick Le Hyaric exige des actions concrètes, "il faut agir", a-t-il scandé devant l'assemblée. "Tant que les dirigeants israéliens ne respectent pas le droit international, on ne pourra arriver à une solution viable" et il conclut: "Nous demandons l'arrêt du blocus sur Gaza et la libération de tous les prisonniers politiques"
 
Le député grec Charalampos Angourakis souligne les conclusions du rapport des députés qui se sont rendus sur le terrain: "la politique de l'UE à l'instar des politiques des Etats-Unis et de l'OTAN, encourage le gouvernement israélien dans sa répression du peuple palestinien". Il déplore par ailleurs que l'accès à Gaza ait été refusé aux députés européens et il conclut en spécifiant que les conclusions du Conseil devraient permettre à Israël de gagner du temps afin de poursuivre sa politique d'annexion.
 
* La décision du Conseil de l'Union européenne du 8 décembre confirme le soutien de l'Union européenne à la création de deux États sur base des frontières de 1967.

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