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"Hommes & Libertés" N°147 de la Ligue des droits de l'Homme:
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Suite aux déclarations de Nigle Fisher, représentant de l'ONU à Haïti pour l'aide humanitaire, la communauté internationale s'interroge sur l'effectivité de l'aide apportée et la rapidité de réaction à l'épidémie de choléra. Le 22 novembre le Parlement européen a débattu de l'aide d'urgence à Haïti, voici le contenu de mon intervention en séance plénière sur ce sujet.

Je voudrais d'abord remercier l'ensemble de mes collègues, et notamment la Conférence des présidents, d'avoir accepté ce débat sur Haïti, proposé par mon groupe. C'était une urgence.

En janvier dernier, après le tremblement de terre, la communauté internationale s'est fortement mobilisée pour Haïti. Pourtant, entre les promesses faites et les aides effectivement arrivées sur le terrain, il semble qu'il y ait un fossé, pour ne pas dire un gouffre. En mars dernier, Mme Ashton s'engageait, au nom de l'Union européenne, pour une aide de 1,235 milliard, afin d'aider le peuple haïtien à construire un meilleur avenir.

Dès le mois de juillet dernier, les ONG, et notamment MSF, Madame la Commissaire, tiraient la sonnette d'alarme et dénonçaient les conditions de vie pathogènes de centaines de milliers de personnes. Dès lors, la situation n'a guère évolué et l'on s'étonne que l'épidémie de choléra se développe à grande vitesse. Et la communauté internationale recommence à s'apitoyer. Il y a déjà eu plus de mille morts et le nombre des personnes atteintes ne cesse de progresser, alors que les spécialistes disent que les mesures pour éviter que la maladie soit mortelle sont relativement simples à prendre. Mais les personnels de santé sont mal formés à cette maladie et les produits sanitaires de première nécessité ont du mal à arriver.

 

Comment, dans un tel contexte, ne pas comprendre que des émeutes aient eu lieu. La population haïtienne est en plein désarroi. Elle a du mal à garder confiance dans la communauté internationale. Alors, Madame la Commissaire, mes questions seront  simples:

Où en est précisément l'ensemble de l'aide promise à Haïti par l'Union européenne, et pas seulement l'aide humanitaire?

 

Si elle était arrivée plus vite, ne pensez-vous pas que cette nouvelle tragédie aurait pu être évitée?

Comment se fait-il qu'une nouvelle fois, les conférences internationales semblent n'avoir débouché que sur des promesses non tenues?

 

Pourquoi les démarches du Président Préval concernant la transformation de la MINUSTAH en appui à la reconstruction ne trouvent aucun écho?

 

Enfin, la population haïtienne souhaite que les élections aient lieu, mais dans quelles conditions auront-elles lieu et quel sera le soutien de l'Union européenne?

Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 12:00
- Par Marie-Christine Vergiat
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  • Marie-Christine Vergiat
  • Coordinatrice de la Délégation FDG-GUE/NGL,Trésorière du groupe GUE/NGL,Membre des commissions Culture & Éducation,Droits de l'Homme,Libertés civiles,justice & affaires intérieures,délégations Maghreb,EUROMED & ACP

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Née à Roanne en 1956, je suis mariée et mère d’un fils de 11 ans.

Titulaire d’une maîtrise de Droit public et d’un DEA d’Histoire du droit, j'ai été membre du Parti Socialiste pendant 25 ans et ai travaillé au Groupe Socialiste à l’Assemblée Nationale de 1983 à 1997. J'ai ensuite travaillé jusqu'à mon élection comme agent contractuelle au Ministère des Affaires sociales au sein de la Délégation interministérielle à l'innovation, à l'expérimentation sociale et à l'économie sociale où j'ai exercé notamment les fonctions d'adjointe au Délégué et ai assuré la veille juridique et européenne.

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