GUE/NGL:Le changement climatique "sans ambition nous fuyons nos responsabilités"

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Le changement climatique : sans ambition nous fuyons nos responsabilités

 
 
Demandant un accord juridiquement contraignant à Copenhague et pas seulement un "compromis politique", aujourd'hui au cours du débat à Strasbourg, l'eurodéputée irlandaise du GUE/NGL Bairbre de Brún a dit que tout accord devrait être suffisamment fort pour relever le défi du changement climatique tout en étant juste et équitable envers les pays en développement.  
 
 «Les pays industrialisés doivent s'engager à une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 et d'une réduction de 80 à 95 % d'ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990. L'Union européenne doit engager au moins 30 milliards d'euros par an pour le financement du climat aux pays en développement d'ici 2020 en plus de l'aide au développement", et a-t-elle dit, les pays en développement ne devraient pas subir les conséquences de ce que les pays développés ont semé.»  
 
La députée néerlandaise Kartika Liotard a parlé de la nécessité de modifier le comportement des consommateurs et elle a souligné le lien entre le comportement personnel à l'Ouest et ses conséquences pour les personnes dans le monde en développement. Les pays industrialisés sont responsables du changement climatique en raison de leurs émissions de CO2 extrêmement élevées et les pauvres en paient le prix. Nous devons soutenir financièrement les pays en développement par des montants importants, pas seulement symboliques."
 
"Dans de nombreuses régions du monde, les conséquences du changement climatique sont visibles", a déclaré la députée allemande Sabine Wils, qui a demandé aux pays riches de soutenir les plus pauvres. "30 milliards d'euros par an n'est pas trop pour l'Union européenne" dit-elle, affirmant que l'Union européenne a «le devoir d'endosser le leadership sur cette question à Copenhague». 
 
João Ferreira du Portugal, a déclaré que le problème de changement climatique exige non seulement un système de réductions d'émissions, mais aussi "les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs. L'Union européenne est trop fortement axée sur les mécanismes du marché et cette inclination montre que nous n'avons rien appris de la crise financière".
 
Considérant le sommet de Copenhague comme une chance historique pour changer le cours de la planète, Elie Hoarau, député réunionnais, a demandé la création d'une organisation internationale chargée de réglementer les changements climatiques, la mise en place d'un fonds d'adaptation pour les pays en développement portant sur les changements climatiques et la création d'une taxe carbone sur le transport maritime et aérien. "Soyons ambitieux" dit-il, "sans ambition nous ne pourrons assumer nos responsabilités".
 
Le groupe GUE/NGL enverra une délégation à Copenhague pour le sommet COP15 et le sommet alternatif en décembre. Pour plus d’information: www.guengl.eu.

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