GUE/NGL: la Déclaration de Lothar Bisky, président de la GUE/NGL sur le Conseil européen

Publié le par Marie-Christine Vergiat

La Déclaration de Lothar Bisky, président du GUE/NGL, sur le Conseil européen
 
Au cours des trois derniers mois, il y a eu beaucoup de spéculations sur l'éventuelle entrée en vigueur du traité de Lisbonne, à propos duquel mon groupe parlementaire, pour de bonnes raisons, est opposé. Nous voulons une Europe sociale au lieu de cette orientation radicale du marché. Nous voulons le désarmement, au lieu du renforcement des capacités militaires. Nous voulons plus de démocratie directe, plutôt qu'une Europe des élites.
 
Maintenant il est temps de s'attaquer à la source des problèmes auxquels que nous sommes confrontés ! Alors que certains discutent de noms et postes hauts placés, de plus en plus de gens perdent leur emploi. On sauve les banques bien entendu. En même temps, le Président Barroso demande une sortie rapide des programmes de relance économique d'ici 2011. Cela signifie donc : salaires et pensions sont réduits ainsi que les services publics et la sécurité sociale; une TVA plus élevée ; les conventions collectives sur les salaires s'amoindrissent - avec comme exemple actuel en Allemagne, les grèves dans le secteur du bâtiment au cours des trois derniers jours.
 
Ce sont les problèmes auxquels sont confrontés les citoyens en Europe. Le Conseil doit en tenir compte ! Au lieu de cela, il délibère sur les clauses supplémentaires au Traité de Lisbonne, visant à convaincre le président tchèque d'ajouter sa signature. Si c'est aussi simple que ça : d'accord ! Les chefs d'État devraient désormais penser plus sérieusement à une clause de progrès social dans le traité !
 
En début de législature, il y avait un certain nombre de bonnes propositions pour une politique de l'UE plus sociale. Pas seulement la clause de progrès social, mais aussi un nouveau plan de relance économique pour l'Europe pour la création et le maintien des emplois, plus d'investissement et la pérennité environnementale.
 
Un pacte européen pour plus d'emplois de meilleure qualité a été demandé, y compris l'égalité des salaires, le renforcement du rôle du personnel et de l'amélioration des conditions de travail. Nous avons appelé à une plus grande solidarité entre les États membres. La pérennité des systèmes sociaux et des pensions devrait être garantie.
 
Mais je ne vois pas cette stratégie soit dans la politique des États membres, ou dans celle de la Commission qui favoriserait ces objectifs.
 
Bien entendu, le Conseil doit discuter de la répartition des postes dans la nouvelle Commission et des changements possibles au traité de Lisbonne. Cependant les problèmes existants et leur résolution doivent être la priorité. Mon groupe parlementaire votera en faveur de la nouvelle Commission si ces considérations sont prises en compte.

Presse GUE/NGL

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