GUE/NGL : FACE A LA CRISE DES MESURES D'URGENCE S'IMPOSENT!

Publié le par Marie-Christine Vergiat

FACE A LA CRISE DES MESURES D'URGENCE S'IMPOSENT!
 
 
GUE-eng.gifLes chefs d'Etats et de gouvernement se réunissent à Bruxelles le 11 février pour débattre de la stratégie économique de l'Union.
 
- Considérant l'ampleur de la crise économique, financière et sociale qui frappe de plein fouet la Grèce, l'Espagne, le Portugal et d'autres pays comme l'Irlande et la Belgique;
 
- Considérant qu'un redressement budgétaire ne peut s'accompagner par une régression humaine et sociale;
 
- Considérant que depuis le début de la crise le fardeau de la dette a été porté par les Etats et non par les agents privés qui l'avaient crée;
 
- Considérant que les Etats ont massivement financé les banques et le système financier spéculatif (selon l'OCDE, la crise a couté 11.000 milliards de dollars aux banques centrales et aux gouvernements) sans avoir obtenu la moindre contrepartie en termes d'emplois et de salaires.
 
  • Demande aux chefs d'Etats et de gouvernement de s'abstenir d'imposer des mesures d'austérité et de rigueur sociale pour les populations au nom de leur redressement budgétaire;
  • Demande la nécessaire refonte des institutions de la zone Euro et du système financier international comme promis par le G20 et jamais effectuée;
  • Demande aux chefs d'Etats et de gouvernement d'entreprendre des mesures concrètes pour mettre fin aux fonds spéculatifs, aux paradis fiscaux et à l'évasion fiscale; de dompter le marché des produits dérivés, et de contrôler les agences de notation qui continuent de prendre des décisions perturbantes;
  • Demande la mise en place de mécanismes alternatifs aux agents de notation de la dette souveraines des Etats qui relèvent du champ public;
  • Demande de remplacer le pacte de stabilité et de croissance devenu obsolète car aucun pays de la zone Euro est à même de le respecter, par un pacte de solidarité sociale pour l'emploi et la formation, et de lutte contre la pauvreté garantissant un revenu minimum pour tous, et l'arrêt de la flexibilisation du marché du travail;
  • Demande des mesures fiscales pour taxer les multinationales et les mouvements des capitaux spéculatifs;
  • Demande la redéfinition du rôle de la Banque Centrale européenne qui intégrerait, grâce à l'impulsion d'un nouveau type de crédit pour un développement durable, pour l'emploi, la formation, la recherche, des objectifs de croissance, d'emploi, et pas seulement de stabilité des prix.
 
 
Presse GUE/NGL
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