EUROPOL: "amélioration de la coopération policière ne doit pas se faire au détriment des libertés publiques fondamentales"

Publié le par Marie-Christine Vergiat

EUROPOL: "amélioration de la coopération policière ne doit pas se faire au détriment des libertés publiques fondamentales"
 
 
Le groupe GUE/NGL se réjouit du fort soutien du Parlement européen au rejet des quatre propositions du Conseil portant sur le fonctionnement d'EUROPOL. Ces textes concernent notamment la protection de la confidentialité des données qu'EUROPOL peut être amené à transférer, y compris à des pays tiers.
 
Le Parlement européen a été saisi en urgence afin que ces textes législatifs soient adoptés avant l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne le 1° décembre et donc au détriment des pouvoirs de co-décision du Parlement européen dans la plupart des matières de l'Espace de Liberté, de Sécurité et de Justice.
 
Les rapporteurs et les "shadow rapporteurs" ont tenté d'obtenir du Conseil qu'il retire ses propositions, en vain. Comble de son entêtement, il n'a pas participé au débat en séance plénière. C'est une attitude scandaleuse à l'égard du Parlement européen.
 
Marie-Christine Vergiat, membre de la commission des Libertés civiles Justice et Affaires intérieures, shadow-rapporteure GUE/NGL sur ces dossiers, a déclaré sur le fond des propositions : "nos concitoyens ont droit à la sécurité et la lutte contre le terrorisme constitue une priorité ; tout doit être fait pour que nos concitoyens ne vivent pas en permanence avec la peur d'être victimes d'attentats." "Pour autant, l'amélioration de la coopération policière ne doit pas se faire dans n'importe quelles conditions et notamment pas au détriment des libertés publiques fondamentales que sont le droit à la vie privée, le droit à la libre circulation et la liberté d'opinion." Et d'ajouter : "la prévention de la délinquance ne peut se résumer à toujours plus – et à uniquement toujours plus – de répression."
 
Pendant le débat, la députée a souligné que "les textes qui nous sont soumis sont d'une telle généralité qu'ils ne permettent pas de véritable contrôle, qu'ils laissent place à un pouvoir discrétionnaire total aux opérateurs et n'assurent donc pas la protection de nos concitoyens."
 
Le groupe GUE/NGL attend donc que la Commission propose de nouveaux projets législatifs relatifs au fonctionnement d'EUROPOL dans les six mois, afin que le Parlement européen puisse exercer son contrôle sur le fonctionnement de cette agence.
 
 
GUE/NGL PRESS

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