c/p "Sommet UE - Canada : Non à la poursuite des politiques néo-libérales et d'un grand marché transatlantique"

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Communiqué de presse de Marie-Christine Vergiat, députée européenne

Coordinatrice de la Délégation française Front de gauche

 

Bruxelles, le 6 mai 2010

 

Sommet UE - Canada : Non à la poursuite des politiques néo-libérales et d'un grand marché transatlantique

 

 

La résolution des groupes PPE, S&D, ALDE et ECR sur le Sommet UE - Canada (*) adoptée à une large majorité du Parlement européen, ce mercredi 5 mai, s'inscrit totalement dans une perspective de libéralisation économique. C'est une première étape vers le grand marché transatlantique dont rêvent certains.

 

Elle se limite à une approche purement économique et fait l'impasse sur les futures négociations sur les conséquences du changement climatique. Bien au contraire, elle se félicite des négociations en cours sur un accord économique et commercial global (**), sans se préoccuper des dégâts sociaux, économiques et environnementaux que provoquerait un tel accord s'il venait à être conclu.

Dans une perspective d'ouverture des marchés, il contraindra le Canada à privatiser ses télécommunications et la gestion de son eau, et ce, alors même que l'Union européenne a entamé des recours contre la loi sur l'énergie verte de l'Ontario et contre la décision de la Cour suprême du Canada d'août 2004 relative au monopole de Postes Canada.

La quasi-totalité des amendements de la GUE/NGL ont été rejetés, notamment ceux visant à  instaurer une taxe internationale sur les transactions financières, condamner les  politiques de libéralisation des services publics et les risques d'austérité dans la fonction publique ou demander une réforme écologiquement responsable et durable de la politique de pêche canadienne.

Seuls deux amendements de notre groupe ont été adoptés et je m'en félicite. L'un demande au Canada d'assurer l'accès des citoyens aux négociations sur l'accord commercial anti-contrefaçon (ACAC) (***) ; l'autre constate l'absence d'évaluation approfondie sur les répercussions sociales, environnementales et économiques d'un accord économique et commercial global. Mais cela ne change en rien la nature toxique de cet accord.

 

Malgré la crise actuelle d'une ampleur sans précédent, une majorité du Parlement européen poursuit sa ligne politique ultra-libérale dont un nombre croissant d'Européens mesurent l'échec de façon cuisante.

 

 

(*) Il se tiendra à la fin de cette semaine à Bruxelles

(**) Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA)

(***) ACTA, en anglais

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