c/p "Lapidations, exécutions et autres crimes d'Etat : un fait récurant en Iran"

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Communiqué de la délégation Front de Gauche /Alliance des Outre-Mer  du Parlement Européen
 

Lapidations, exécutions et autres  crimes d'Etat : un fait récurant en Iran 

 

 

Les exécutions de condamné(e)s à mort font hélas partie du sombre tableau des violations des droits de l'Homme au quotidien en Iran

 

Dernier cas en date celui de Sakineh Mohammadi Ashtiani, mère de deux enfants qui attend sa mise à mort imminente par lapidation.

Son crime? Adultère selon les juges qui n'ont pour autant auditionnés aucun témoins. 

Le mode d'éxécution envisagé est particulièrement sauvage. Elle doit être enterrée vivante jusqu'à la poitrine   [plus profondément que ne le serait un homme] et les pierres qui  doivent lui être lancées doivent être assez grandes pour lui faire mal mais sans la tuer immédiatement.  

Cette femme de 42 ans, originaire de Tabriz dans le nord de l’Iran, a été reconnue coupable en 2006  pour avoir avouer le "crime" qu'on lui reprochait après avoir subi 90 coups de fouet

Plus de 126 exécutions  ont été répertoriées dans ce pays depuis le début de l'année 2010.  

Les victimes de ces crimes d'Etat sont des opposants politiquesdes défenseurs des droits de l'Homme ou des personnes accusées d'adultère ou  de sodomie.

Chaque jour, le régime iranien bafoue un peu plus les libertés  et les droits  les plus élémentaires.

La délégation Front de Gauche /Alliance des Outre-Mer du Parlement européen* réitère son attachement à l'abolition universelle de la peine de mort et au respect des droits individuels et collectifsen particulier des droitdes femmes et  du droit de toute personne à disposer de son corps.

Nous demandons à l'Union Européenne de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empécher la lapidation de Sakineh Mohammadi Ashtiani. 

 

*Jacky Hénin, Elie Hoarau, Patrick Le Hyarick, Marie-Christine Vergiat

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