Déclaration de Lothar Bisky, Président du GUE/NGL sur les résultats du Référendum irlandais sur le traité de Lisbonne

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Déclaration de Lothar Bisky, Président du GUE/NGL sur les résultats du Référendum irlandais sur le traité de Lisbonne
 
La gauche en Europe a toujours fait campagne pour des referenda obligatoires sur le «traité de réforme» dans tous les Etats Membres. Seuls les électeurs en Irlande ont eu la possibilité de prendre une décision directement. Nous avons toujours insisté sur le fait que le résultat du premier référendum - le refus du traité - devait être respecté. Lors du deuxième référendum, réclamé par le gouvernement à Dublin et sous pression des autres états de l'UE, et de ce fait occultant une décision démocratique des citoyens, une majorité a dit oui. Cette décision doit également être respectée. Mais le nombre de "Non" démontre le sérieux des préoccupations d'une grande partie de la population concernant l'orientation politique dans l'UE.

Notre critique sévère du Traité de Lisbonne demeure. Avec ce traité, le but politique de « l'économie de marché libre avec la libre concurrence » continue. La politique basée sur ce principe, la politique de la libéralisation des marchés financiers, de concurrence fiscale, découplant la politique financière et économique et démantelant l'état providence social, a mené à la crise économique et financière et à l'expansion de la pauvreté et de l'inégalité.
 
En outre, en obligeant les Etats Membres «à améliorer graduellement leurs capacités militaires», en incorporant une agence militaire dans la législation de base de l'UE et la facilitation des missions militaires mondiales, le traité de Lisbonne favorise l'application agressive d'intérêts européens. Il y a une perversion néo-libérale de la pensée politique: Ceux en Europe, qui préconisent l'armement sont considérés comme amis de l'Europe. Ceux en Europe, qui combattent pour le désarmement, sont considérés comme ennemis de l'Europe.
 
En particulier, la gauche en Europe défie ce développement. Avec nos partenaires dans les syndicats, les organisations non-gouvernementales et d'autres associations progressistes, nous continuerons à encourager une véritable discussion de la société civile pour une future union européenne qui agit dans l'intérêt des citoyens. Au Parlement européen, le groupe GUE/NGL préconise fortement une union européenne sociale avec un salaire minimum dans tous les Etats membres et pour l'introduction d'une clause de progrès social dans sa législation de base. Nous plaidons pour une politique étrangère de paix, le désarmement et pour un règlement non militaire des conflits, pour un système économique international juste basé sur la solidarité et pour un contrôle strict des marchés financiers.
 
 
GUE/NGL press:
Gianfranco Battistini
Sonja Giese

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