Délégation GUE/NGL au Honduras: "Une pression effective de l’Union européenne est urgente"

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Délégation GUE/NGL au Honduras: "Une pression effective de l’Union européenne est urgente"

«Une pression effective de l’Union européenne sur le gouvernement de facto du Honduras est urgente, comme par exemple la suspension des facilités commerciales »,
 
déclare le député européen João Ferreira (GUE/NGL) à Tegucigalpa.
 
Ce lundi 24 août, le jour de l’arrivée de la délégation du groupe GUE/NGL à Tegucigalpa, Jonathan Noé Castañada, membre de la jeunesse du parti Unification Démocratique a été assassiné non loin de son domicile, augmentant encore la liste des victimes du gouvernement de facto. La veille, un commando d’hommes fortement armés et masqués a saboté les antennes relais de Radio Globo et du canal de télévision 36, deux des rares média qui ne censuraient pas les déclarations de l’opposition au coup d’état.
 
« Ces agressions à la liberté de presse démontrent que le gouvernement de facto du Honduras ne veut pas que l’on sache ce qui se passe dans le pays et notamment le fait que deux mois après le coup d’état, la résistance ne faiblit pas »  a déclaré le député du GUE/NGL João Ferreira qui a opiné que «Face au refus obstiné du gouvernement de facto de rétablir la légalité démocratique, l’Union européenne doit adopter des mesures de pression effectives, comme par exemple la suspension des facilités commerciales SPG+ ».
 
La délégation du groupe GUE/NGL est venue exprimer sa solidarité aux organisations qui s’opposent au coup d’état, et a récolté auprès de nombreux acteurs une documentation abondante sur la situation actuelle du pays. Elle a participé aux marches quotidiennes d’opposition au coup d’état qui rassemblent tous les jours des milliers de personnes à Tegucigalpa, elle a rencontré les membres du Front contre le coup d’état, les partis politiques progressistes, et d’autres organisations qui s’opposent au coup d’état.
 
La délégation a aussi rencontré la représentante des Nations-Unies à Tegucigalpa pour lui demander des éclaircissements sur la participation du programme PNUD dans l’organisation des élections. A ce propos et comme l’ont affirmé les partis de l’opposition, le député Ferreira a déclaré : «Il faut exiger le retour du président Zelaya au pouvoir et l’état de droit. En outre aucune élection ne peut être considérée comme valide si existe une climat de répression, de violations des droits de l’homme, et de violation de la liberté d’expression».

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