La pression de l'UE doit monter d'un cran afin de restaurer la démocratie au Honduras

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Au cours du débat sur la situation au Honduras au Parlement européen cet après-midi, le député espagnol du GUE/NGL Willy Meyer, qui s'est rendu au Honduras immédiatement après le récent coup d'état, a réitéré sa condamnation du coup militaire et a exigé la restitution immédiate du président élu José Manuel Zelaya et le retour à la démocratie.
 
Willy Meyer a insisté sur la nécessité pour l'Union européenne, "comme l'OEA (l'Organisation des États Américains), et les Nations Unies, de faire pression sur ceux qui ont organisé le coup afin de restituer le président Zelaya au pouvoir dans un délai d'une semaine, ultimatum fixé par Zelaya lui-même pour son retour au Honduras si les entretiens conduits par le Costa Rica échouaient." Le député Meyer a exigé "que les négociations sur l'accord d'association UE-Amérique centrale soient suspendues tant que la démocratie n'a pas été rétablie au Honduras".
 
Le député Meyer a lancé une déclaration hier pour rassembler les signatures d'autres parlementaires européens. À ce jour, environ 50 parlementaires ont exprimé leur soutien.
 
S'exprimant pendant le débat, Jean-Luc Mélenchon (GUE/NGL, France) a déclaré que "l'affirmation de nos principes pacifiques ne doit pas nous conduire à donner l'impression de renvoyer dos à dos les auteurs du coup d'état militaire et le gouvernement élu démocratiquement du Honduras". Dans un tel cas, a-t-il dit, la violence des insurgés qui luttent pour le retour du président est légitime et celle des putschistes est criminelle.
 
"La mobilisation personnelle des chefs d'Etat d'Amérique centrale et du sud pour soutenir le rétablissement inconditionnel de José Manuel Zelaya montre que tout le continent veut en finir définitivement avec la période des coups d'état et des dictatures", a déclaré le député Mélenchon.
 
Il demande à l'UE d'interrompre toute relation et négociation, politique et commercial, avec le régime Micheletti et d'exiger le retour inconditionnel du président Zelaya au pouvoir et d'insister auprès du gouvernement Obama pour en faire de même. "Ainsi, nous montrerons-nous conformes aux principes que nous évoquons souvent pour en exiger des autres l'application", a-t-il conclu.
 
GUE/NGL Press
Gianfranco Battistini +32 475 64 66 28
Gay Kavanagh + 32 473 842 320
www.guengl.eu

Commenter cet article