Les priorités de vos députés européens Front de Gauche-GUE/NGL

Publié le par Marie-Christine Vergiat

Dans L'Humanité du 15/07:

Leurs dossiers numéros un

Patrick Le Hyaric

Les grandes priorités sont l’emploi et le pouvoir d’achat. La seule manière d’augmenter le pouvoir d’achat en Europe, c’est la taxation des profits des entreprises et aller vers l’instauration d’un salaire minimum en Europe. À l’automne, il se prépare un cataclysme contre lequel il faut se battre en donnant immédiatement la possibilité aux comités de groupe de bloquer les plans de licenciement. Il faut faire ce qui est possible en activant les systèmes de banques nationales en lien avec la Banque centrale européenne, en les rendant efficientes, mais pour l’emploi. Autre sujet : la privatisation des services publics, qui n’est bénéfique ni pour l’emploi ni pour les consommateurs : le président d’EDF demande une augmentation de 20 % des tarifs d’électricité. Il faut aussi refuser l’objectif de la présidence suédoise de modifier la politique agricole commune. Sinon, notre agriculture va s’effondrer au bénéfice de la nord-américaine. Au plan international, les grands enjeux sont le retour du président Zelaya à son poste au Honduras, le respect de la liberté des citoyens en Iran. Une grande bataille sera la reconnaissance d’un État conforme à l’accord de 1967 pour les Palestiniens.


Jean-Luc Mélenchon

Le dossier prioritaire est celui de l’harmonisation sociale. Il faut favoriser l’harmonisation par le haut dans chaque pays, afin d’empêcher tout dumping social, empêcher les délocalisations industrielles, car ce sont celles-ci qui atteignent le plus durablement les territoires. Avec les arrêts de la Cour de justice européenne, on voit qu’il y a actuellement une harmonisation par le bas, du fait de la concurrence libre et non faussée. Cette concurrence entraîne une harmonisation par le bas. Au Parlement, nous avons un pouvoir d’alerte. On l’a vu par le passé : un pouvoir d’alerte en direction de l’opinion publique, des médias et des syndicats.


Jacky Hénin

Ma priorité sera de me battre de toutes mes forces dans un Parlement ultramajoritairement libéral pour faire entendre une voix différente qui exprime la souffrance de tous ceux qui sont les victimes des politiques à l’oeuvre. Dans tout ce qu’on a entendu aujourd’hui, que ce soit de l’ancien président du Parlement ou du nouveau, nous n’avons pas une fois entendu parler de la souffrance des peuples, des salariés, de la crise… Il est grand temps que cette parole soit entendue pour ne pas poursuivre une politique qui nous emmène droit dans le mur et pour offrir de nouvelles perspectives.


Élie Hoarau

Au cours de cette législature, les outremers auront à défendre auprès de l’UE des intérêts vitaux pour leur développement. Se joue la question de la survie des filières banane-canne à sucre, mises en cause par les réformes voulues par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). C’est aussi la question de l’octroi de mer et du maintien, au moins au même niveau, des fonds structurels pour compenser nos handicaps structurels. La défense des intérêts des régions ultrapériphériques est donc la priorité. Pour cela, il nous faudra aussi faire reconnaître que les investissements dans nos pays sont au bénéfice de l’Europe tout entière, et que l’apport des outremers à l’UE est inestimable en matière de biodiversité, de politique spatiale, de politique maritime ou de développement des énergies renouvelables et d’exploitation du potentiel des océans dans le respect des équilibres écologiques. Dans tous ces domaines, une sortie par le haut est possible en nous accompagnant dans nos efforts pour faire de nos pays des laboratoires, des terres d’excellence.


Marie-Christine Vergiat

Ma priorité, c’est les solidarités : une façon de conjuguer égalité et liberté, qu’on a trop souvent opposées historiquement. L’Europe de la solidarité, c’est celle entre les peuples européens, entre les territoires, mais aussi au plan mondial. Et je vais le décliner en siégeant à la commission des libertés civiles sur les questions d’immigration. Et sur les relations Nord-Sud. Le candidat du PPE fait un lien direct entre immigration et délinquance. Il va falloir se battre pied à pied pour la défense du droit d’asile, pour une autre politique migratoire que l’Europe forteresse. J’ai dit dans la campagne, et je le dirai au Parlement  : on ne peut pas avoir une Europe donneuse de leçons à l’égard des pays du Sud, qui, après avoir pillé leurs richesses, cherche maintenant à piller leurs cerveaux et assortit l’aide financière au nombre de ressortissants expulsés.

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